Le challenger qui vient tout juste de souffler ses 54 bougies l’admet d’emblée: «Nous ne gagnerons peut-être pas, mais nous livrerons une bonne campagne. Nous allons avancer les bonnes solutions pour la circonscription, car elles viendront des citoyens. Plus le temps passe et plus j’ai la conviction que le PQ est la bonne option pour le monde de Brossard.»
Le candidat, qui est à la fois président du parti régional dans Lanaudière et vice-président de la circonscription de l’Assomption, a dit vouloir prêter main-forte aux militants péquistes de La Pinière. «L’organisation était là, les bénévoles aussi. Il ne manquait plus qu'un candidat. De mon côté, je m’estimais être prêt. Mes connaissances du système politique et démocratique se sont enrichies depuis mes trois ans et demi d’implication au sein du PQ.»
Celui qui a grandi dans le secteur de Brossard se dit conscient des nombreux défis à relever pour se faire élire, notamment celui de convaincre les communautés culturelles, clientèle électorale historique du Parti libéral. «Les gens doivent adopter le Québec, lance-t-il. Dans La Pinière, beaucoup de familles sont venues s’installer avec l’idée qu’ils vivaient au Canada. Après plusieurs années, ils sentent toujours cette appartenance sans pour autant s'identifier au Québec. Je veux leur expliquer que les raisons pour lesquelles ils se sentent bien ici, ce sont les valeurs québécoises et des programmes sociaux qui en découlent.» En d’autres mots, le Québec offrirait l'essentiel de ce que les immigrants aiment du Canada.
Consultant dans le milieu de l’économie sociale et des centres de la petite enfance, M. Thibert a effectué une première ronde de consultation auprès des citoyens. Il a pu constater l’ampleur des besoins en matière de soins de santé de première ligne, en premier lieu au CLSC Samuel-de-Champlain dont les heures d’ouverture sont trop restreintes et dont l’accès est difficile pour certaines clientèles, notamment les aînés: «Il ne faut pas s’imaginer que tous les gens de Brossard sont riches.»
Quant aux autres dossiers, Pierre O. Thibert se défend de vouloir arriver avec ses gros sabots. «Ça fait 20 ans que je ne vis plus dans le coin. Pour l’instant, je veux écouter ce que les gens ont à me dire pour ensuite porter leurs solutions. Je me méfie des solutions unilatérales. Cela cache trop souvent des intérêts», suggère-t-il.
Après presque 10 ans de règne libéral au niveau provincial, le candidat croit que les citoyens sont mûrs pour du changement. «Il y a urgence d’agir pour reprendre le contrôle de nos ressources et de notre technologie pour retrouver la voie de la prospérité. On est capable de beaucoup, mais on doit se donner les moyens de le faire. Si une usine de camions ferme demain, on doit utiliser le savoir-faire des travailleurs et mettre sur pied notre propre production», illustre-t-il.
