Même si le bois était reconnu comme étant d’intérêt métropolitain, les villes auront une période de grâce de deux ans après l’adoption du Plan par le ministre des Affaires municipales Laurent Lessard pour harmoniser leurs plans d’urbanisme avant que le PMAD ne devienne contraignant.
Pour Jean Hubert, co-responsable de la commission de la protection chez Nature Québec qui appuie la requête de l’APES, la reconnaissance de l’intérêt métropolitain du boisé «donnera du poids à sa valeur politique et écologique».
«On pense que c’est un dossier qui concerne la CMM et le Ministère, poursuit-il. C’est presqu’une enclave dans le Parc national du Mont-Saint-Bruno. Nous allons faire valoir que cette forêt est d’intérêt local, régional et national.»
Le MDDEP rejette la mise en réserve
La mise en réserve «permettrait non seulement d'évaluer complètement les conséquences sur l'environnement du projet proposé, mais également la mise en place d’un montage financier visant le rachat de cette forêt et sa préservation à long terme par la collectivité et les représentants de tous les milieux, écrivait Mme Rodrigue dans une lettre au ministre Pierre Arcand demandant la mise en réserve du terrain. La Forêt des Hirondelles deviendrait ainsi un magnifique exemple et symbole de collaboration citoyenne et gouvernementale.»
Au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), on rejette l’idée: «Il n’est pas de l’intention du Ministère de mettre en réserve ce territoire puisque ce boisé n’a jamais été visé pour faire partie d'une aire protégée d'intérêt national ou d'être intégrée au parc national du Mont-Saint-Bruno», explique la porte-parole Hélène Simard.
«La protection d'une espèce menacée répertoriée peut être faite par des mécanismes autres que celui d'un parc national», ajoute-t-elle, référant à la présence de ginseng cinq folioles dans le boisé des Hirondelles, une espèce floristique menacée reconnue par les lois québécoises et canadiennes.
Manifestation devant les bureaux du ministère
«Arcand re-seize-y-toi» (Arcand ressaisis-toi), scandaient hier matin une cinquantaine d’opposants au projet de La Futaie devant les bureaux du ministère à Longueuil.
Ceux-ci demandaient au ministre Pierre Arcand de faire appliquer l’article 16 de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables afin de protéger le ginseng cinq folioles présent dans le boisé.
MédiaSud y a rencontré la présidente de l’APES, Caroline Rodrigue:
