Fait intéressant, un second volet de l’exposition se tient simultanément au centre d’exposition Expression de Saint-Hyacinthe avec pour titre Némésis. Hybris et Némésis, ou si vous préférez, démesure et colère divine.
Dans le volet présenté à Plein sud, l’artiste de Saint-Hyacinthe, qui a également exposé à Toulouse, Vancouver et Milan, explore l’orgueil qu’habite l’humain dans sa course folle pour la suprématie sur son environnement, tantôt face à l’immensité de l’océan dans Plus rien tantôt dans le péril d’exploits sportifs dans La quête du point de fuite, pièce maîtresse de l’exposition dans laquelle les alpinistes mis en scène se perdent dans un univers froid, hostile et abstrait.
La critique sociale n’est jamais bien loin dans Hybris. L’œuvre sur bois contreplaqué Territoire qui représente un plan topographique d’une forêt de 14 000 bâtons d’allumettes force la réflexion sur l’utilisation de nos ressources naturelles. Un éditorialiste prendrait goût à établir un parallèle entre la thématique de l’exposition et le gigantisme qui frappe les banlieues un peu partout en Amérique du Nord.
Hybris de Dominique Gaucher au centre d’exposition Plein sud à Longueuil jusqu’au 25 février.
Photo : détails de La quête du point de fuite
