Ainsi, Bernard Drainville passe de la Santé aux Affaires intergouvernementales, une nouvelle tribune qu’il compte utiliser pour promouvoir la souveraineté du Québec, soit la raison même de sa venue en politique active. Il cède sa place à la bouillante députée Agnès Maltais.
Sans surprise, la nouvelle députée de Vachon, Martine Ouellet, hérite du Développement durable, de l’Environnement, des Parcs, avec comme préoccupation majeure la protection de l’eau. Elle aura aussi à affronter le nouveau ministre Pierre Arcand sur le dossier chaud du parc de l’Île Charron.
La députée de Marguerite-d’Youville, Monique Richard, qui fut autrefois présidente des enseignants du Québec, revient à ses amours avec le poste de critique en matière d’enseignement primaire et secondaire, tandis que Marie Malavoy conserve l’enseignement collégial et universitaire, la recherche et les prêts et bourses.
Stéphane Bergeron, député de Verchères, passe des Transports à la Sécurité publique.
Bertrand St-Arnaud, du comté de Chambly, quitte la Sécurité publique pour devenir leader adjoint de Stéphane Bédard à l’Assemblée nationale, faisant de ce duo les pourfendeurs du gouvernement Charest.
En entrevue téléphonique samedi matin, Bernard Drainville s’est dit ravi d’accéder aux Affaires intergouvernementales.
« C’est une étape logique après la santé, dit-il, car plusieurs dossiers sont en jeu où le Québec est perdant, tels le dossier de la Commission des valeurs mobilières, la minorisation du Québec à la Chambre des communes, les factures impayées comme la dette du verglas, tout cela au moment où nous sommes en quête de milliards de dollars pour la santé et l’éducation».
« Ce sera aussi une position idéale pour la promotion de la souveraineté du Québec, ce pour quoi je suis entré en politique », de renchérir le fougueux député de Marie-Victorin.

