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Exit le PML de la direction du Parcours du Cerf AGAPARC

19 juillet 2010 - Maurice Giroux
Un grand coup de balai vient de frapper le conseil d’administration de l’Association AGAPARC, l’organisme sans but lucratif qui gère depuis des années le club de golf municipal le Parcours du Cerf.

Cette société paramunicipale avait pour principale réputation d’avoir comme administrateurs une brochette d’élus municipaux ainsi que des amis politiques de l’équipe municipale en place.

 

La semaine dernière un premier pas a été franchi dans une réforme en profondeur à venir des paramunicipales de Longueuil, puisque le nouveau conseil d’administration ne comprendra qu’un seul élu municipal de l’équipe au pouvoir, soit M. Albert Beaudry, qui remplace le conseiller défait Alain St-Pierre.

 

Dans la même veine, il y aura aussi le maintien dans son poste du conseiller municipal Jacques Lemire, dont la nomination est d’ailleurs récente.

 

Selon la liste des administrateurs qui apparaît présentement au Registre des entreprises du Québec, étaient également membres du conseil d’administration de AGAPARC le conseiller municipal Jacques Lemire, l’ex-président du PML Claude Lefebvre, Mme Doris Guérette-Neveu et M. Gilles Gladu.

 

Des changements survenus il y a quelques mois indiquent qu’avaient aussi été nommés administrateurs le trésorier du PML. Normand Messier ainsi qu’un organisateur et membre du parti M. Mario Messier.

 

Outre M. Beaudry, la liste des nouveaux administrateurs nommés par la nouvelle administration de Caroline St-Hilaire comprend des membres et/ou amis de la famille élargie de Action Longueuil, ce qui inclut l’ex-Ralliement de Longueuil ainsi que ses ancêtres. Il s’agit de l’ingénieur Marcel Tessier, de l’avocat Charles-André Ashton, de l’homme d’affaires Bernard Dell (époux de feue Sylvie Robidas).

 

Nouveau directeur général

 

Le coup de balai survient à un bien mauvais moment pour le directeur général du club de golf, M. Serge Sévigny, dont le plantureux contrat vient à échéance dans quelques semaines.

 

La rumeur veut que l’ancien conseil d’administration hésitait entre renouveler son contrat ou nommer à sa place M. Claude Lefebvre, au salaire annuel de 150 000$.  L’ancien conseil devait se réunir jeudi dernier, mais le Comité exécutif a été plus rapide en modifiant la composition du conseil deux jours plus tôt.

 

Les conseillers de l’Opposition ont voté contre la résolution du Comité exécutif, qui a été adoptée par une voix de majorité suite au changement de cap de la conseillère Mireille Carrière.

 

Voici l'échange survenu au conseil municipal entre la mairesse Caroline St-Hilaire et la conseillère de l'Opposition Johane Deshaies:



Le nouveau conseil de AGAPARC a reçu le mandat de dresser un bilan des opérations et de voir à ce que le Parcours du Cerf devienne plus rentable pour la Ville. L’an dernier le profit net n’a été que 30 000$, alors que la plupart des clubs de golf municipaux engrangent d’excellents résultats.

 

Avantages financiers

 

Selon une source proche du dossier, l’ancienne administration de AGAPARC accordait des avantages financiers indirects aux membres du conseil, notamment des bons de restaurant d’une valeur de 2 000$ chacun.

 

De plus la liste du personnel ainsi que leurs salaires seraient particulièrement élevés, comparativement à un club de golf privé. Il est à noter que tous les équipements sont défrayés par la ville de Longueuil et qu’aucun loyer ne lui est payé.

 

Même si ses états financiers font partie du périmètre comptable de la Ville et qu’ils sont rendus publics, l’Association AGAPARC n’est pas assujettie à la Loi sur l’accès à l’information du Québec.(LAIQ).

 

Lors de la révision partielle de la loi en 2004, le gouvernement libéral a refusé un amendement proposé par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec pour que tous les équipements municipaux y soient assujettis.

 

Présentement deux conditions sont essentielles : qu’il y ait au moins un élu municipal à la table (au lieu d’une majorité d’élus comme autrefois), mais surtout que l’organisme reçoive plus de 50% de ses revenus de la municipalité. Ce qui n’est pas le cas de AGAPARC. 

 

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