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Consultation sur le bruit des avions : 16 rencontres, 60 mémoires et 30 témoins

11 mars 2010 - Maurice Giroux
(Maurice Giroux) -Le mandataire de la ville de Longueuil, Steve Flanagan, a tenu hier soir la première d’une série de trois séances de consultation sur le bruit des petits avions volant à basse altitude au-dessus et autour de l’aéroport de Saint-Hubert. Ces avions appartiennent en général aux écoles de pilotage.

Après avoir eu 16 rencontres avec des intervenants du milieu, M. Flanagan a annoncé que 60 mémoires avaient été déposés et que 30 organismes ou individus viendraient témoigner devant lui afin de proposer des solutions aux nuisances causées depuis trois ans par le bruit des petits avions.

D’entrée de jeu, les trois représentants du Comité des citoyens contre la pollution sonore des avions de Longueuil (CAPAL-L) ont réclamé de la ville de Longueuil des actions énergiques afin que les écoles de pilotage quittent Saint-Hubert, et ce d’ici le début de l’été si possible, suite notamment aux 500 plaintes déposées directement depuis deux ans auprès de DASH-L.

L’organisme demande aussi que tout projet de développement de l’aéroport soit  soumis au Bureau des audiences publiques en environnement, le BAPE. La présidente du CAPA-L, Danielle Caron, nie que le but recherché soit la fermeture de l’aéroport de Saint-Hubert, mais l’adoption d’un plan de développement durable.

Le groupe de citoyens soutient que les mesures de mitigation mises en place par DASH-L se sont avérées totalement inefficaces. Il dit que les activités de Pratt &Whitney, les services d’entretien et les vols nolisés sont acceptés par les citoyens.

En réponse aux questions du mandataire qui s’étonnait du court délai demandé, le CAPA-L n’a pas proposé de solutions intérimaires, sinon que les écoles de pilotage interrompent leurs activités, comme les citoyens le demandent.

   

La Direction de la santé ne se prononce pas sur les remèdes techniques

Alertée récemment par les plaintes des citoyens, la Direction de la santé a évalué le niveau d’exposition de la population au bruit pour en juger de la pertinence quant aux risques.

Dans une analyse préliminaire, l’organisme public estime, en se basant sur l’Organisation mondiale de la santé, que le seuil de 30 décibels toléré ou de 35 dans les maisons, tant le jour que la nuit, dépasse de beaucoup le seuil de tolérance. À certains moments dans un passé récent, le nombre de vols à Saint-Hubert a dépassé celui de Montréal-Trudeau.

La Direction de la santé recommande donc instamment de réduire le niveau de bruit, mais sans pouvoir techniquement préciser les moyens techniques. Le Dr Jocelyne Sauvé recommande aussi qu’une surveillance accrue doit être mise en place et aussi que la population doit être associée au processus.

   

Suite à ces propos, tout indique que les regards du mandataire, Steve Flanagan,  se tourneront vers Transports Canada, qui est l’autorité en la matière. Ce ministère fédéral n’est pas au nombre des organismes qui ont déposé un mémoire, ce qui est aussi le cas de DASH-L.

Autres solutions proposées

Parmi les solutions proposées hier soir par de simples citoyens, mentionnons : le changement de la trajectoire des avions, la fermeture complète de l’aéroport pour créer un parc industriel non polluant, utiliser des avions moins bruyants, interdire les vols de nuit, changer la structure corporative non crédible de DASH-L pour y nommer une majorité d’élus municipaux, abaisser le niveau de taxes ou l’évaluation des maisons.

Certains citoyens ont suggéré de passer à certains actes ou manifestations si la situation n’est pas corrigée rapidement, style pique-nique familial sur la piste, une injonction ou un recours collectif devant les tribunaux. Un ex-policier de la SQ a parlé de désobéissance civile.

Personne n’a encore proposé un référendum, mais cela pourrait venir.

 

  
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