Après
avoir eu 16 rencontres avec des intervenants du milieu, M. Flanagan a
annoncé que
60 mémoires avaient été déposés et que 30 organismes ou individus
viendraient témoigner devant lui afin de proposer des solutions aux
nuisances causées depuis trois ans par le bruit des petits avions.
Le
groupe de citoyens soutient que les mesures de mitigation mises en place
par
DASH-L se sont avérées totalement inefficaces. Il dit que les activités
de Pratt
&Whitney, les services d’entretien et les vols nolisés sont acceptés
par
les citoyens.
En
réponse aux questions du mandataire qui s’étonnait du court délai
demandé, le
CAPA-L n’a pas proposé de solutions intérimaires, sinon que les écoles
de pilotage
interrompent leurs activités, comme les citoyens le demandent.
Alertée
récemment par les plaintes des citoyens, la Direction de la santé a
évalué le
niveau d’exposition de la population au bruit pour en juger de la
pertinence quant aux risques.
Dans
une analyse préliminaire, l’organisme public estime, en se basant sur
l’Organisation mondiale de la santé, que le seuil de 30 décibels toléré
ou de
35 dans les maisons, tant le jour que la nuit, dépasse de beaucoup le
seuil de
tolérance. À certains moments dans un passé récent, le nombre de vols à
Saint-Hubert a dépassé celui de Montréal-Trudeau.
Suite
à ces propos, tout indique que les regards du mandataire, Steve
Flanagan, se tourneront vers Transports Canada,
qui est
l’autorité en la matière. Ce ministère fédéral n’est pas au nombre des
organismes qui ont déposé un mémoire, ce qui est aussi le cas de DASH-L.
Autres
solutions proposées
Parmi
les solutions proposées hier soir par de simples citoyens, mentionnons :
le changement de la trajectoire des avions, la fermeture complète de
l’aéroport
pour créer un parc industriel non polluant, utiliser des avions moins
bruyants,
interdire les vols de nuit, changer la structure corporative non
crédible de
DASH-L pour y nommer une majorité d’élus municipaux, abaisser le niveau
de
taxes ou l’évaluation des maisons.
