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La librairie Saindon soulève des réactions

8 septembre 2010 - Martine Veillette / Jacques Marchand
Des citoyens sont venus parler en faveur de la démarche de Paul Saindon, libraire sur la rue Saint-Charles, mais une dame n’y est pas allée de main morte pour le critiquer mardi soir à la réunion mensuelle du conseil d'arrondissement du Vieux-Longueuil.

Lucie Croteau accuse M. Saindon d’exposer chaque fin de semaine des étalages de livres qu’elle qualifie de « cochonneries ».  Elle ajoute que cette pratique est illégale et qu’elle enlève de l’espace aux personnes âgées qui voudraient s’asseoir dans ce petit parc. Elle affirme également qu’aucun conseiller municipal ne s’est rendu à l’endroit afin de constater l’état des lieux qu’elle qualifie de débarras. Mme Croteau a finalement demandé aux conseillers ce qu’ils allaient faire de ce dossier.

La librairie avait fait l’objet d’une plainte à la police au début du mois d’août par nulle autre que Mme Croteau, ce qui a occasionné la visite d'une voiture-patrouille à la librairie de la rue St-Charles. Les deux policiers sont repartis sans constater d'infraction. 

Le président de l'arrondissement Michel Desjardins a informé la dame et les citoyens présents que la demande de permis de M. Saindon était à l’étude au service de l’urbanisme et que des négociations étaient en cours pour élaborer un protocole d’entente.

M. Saindon, interpellé par cette intervention, a pris la parole pour défendre son projet.  Il s’est dit choqué que ses livres soient traités de « cochonneries ». Il prévoyait s'adresser au conseil pour plaider en faveur de son projet d’animation sociale et culturelle, et non pour répondre à des insultes. Il a donc réitéré sa demande et affirmé espérer que le délai d'attente ne dure pas deux ans.

Des citoyens se sont portés à la défense de sa requête. Gisèle Hamelin et Jean-Pierre Pépin ont pris tour à tour la parole pour dire que M. Saindon permettait de donner une seconde vie aux livres. Ils estiment qu’il participe ainsi activement à la vie culturelle.

Chacun a proposé une piste de solution, soit d’avoir de nouveaux étalages plus beaux fournis par la ville ou de regrouper en un lieu légal son activité avec d’autres.

M. Gilles Grégoire a réitéré son appui et il devrait y avoir une rencontre entre les deux hommes prochainement.

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